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Une rentrée 2019 bien chargée

Une rentrée sociale avec toutes ces questions. Parfois cela devient même inquiétant, déroutant, terrifiant, menaçant. Cela crée un climat qui n’est pas serein. Les sources de ces inquiétudes en cette rentrée commence par une météo (et pour autant les climato-sceptique ose encore prendre la parole !), par la réforme des retraites où les plus jeunes se demandent si ce mot existera toujours quand ils/elles approcheront les 60 ans…. Les raisons de ce climat anxiogène sont multiples.

A notre niveau, en tant qu’organisme de formation ( la formation représente 70 % de notre action régionale) c’est la démarche qualité qui nous inquiète. Bien évidemment il y a quelques aspects positifs : clarification de nos process organisationnel. Mais globalement c’est une démarche qu’a bien connu l’hôpital il y a une dizaine d’années.

Les premiers objectifs du gouvernement actuel (avec la nouvelle démarche qualité « France Compétence ») comme le précédent (avec la démarche qualité « Data Dock ») répondent à des objectifs parfois cachés :

  • La démarche Datadock a provoqué la disparition de 50 000 organismes de formations en passant de 180000 à 130000. La prochaine démarche vise une réduction autour de 70000. On provoque une sélection (avec disparition) des organismes qui ne sont pas en capacité de répondre aux critères. Pour les plus gros organismes et les plus « normalisés » cela représente des potentiels nouveaux marchés ; pour les autres ce sont des histoires, des pédagogies spécifiques, des idées et valeurs qui disparaissent.
  • Une démarche qualité qui contrôle les process mais oublie les questions à la relation éducative, à la relation pédagogique, à la transformation des pratiques professionnelles.
  • Une démarche qualité qui va ajouter du travail (parfois intéressant comme l’obligation de faire une évaluation trois ou six mois après la formation) mais bien évidemment sans aucun financement de cette surcharge de travail. Le financement se répartit entre « l’usager » avec une augmentation des prix de stage mais aussi au sein de l’association, de l’organisme de formation avec des pressions supplémentaires sur les personnes (salarié-es et bénévoles).

Cela fait près de 15 ans que la charge de travail augmente (il y a 15 ans avec l’arrivée des BPJEPS et DEJEPS dans l’animation et le sport, cela correspond à l’organisation des certifications contrairement au BEATEP et DEFA) Aujourd’hui un-e responsable de formation a réduit quasiment à 50 % son temps de travail de formateur/trice (sur le plan pédagogique, accompagnement, préparation des séquences de formation, face à face…).

Nous connaissons une réelle bureaucratisation de nos métiers. Cette évolution malheureusement ne concerne pas que la formation. Un responsable d’un secteur enfance ou jeunesse va parfois consacrer plus de temps à remplir les demandes de financement, les bilans… qu’à être sur le terrain avec le public, à accompagner les autres animateurs/trices.

Dans ce contexte nous n’avons pas le choix d’aller vers cette démarche. Si nous ne l’avons pas nous ne pourrions plus recevoir de financement pour la formation de part les employeurs, les collectivités, les OPCO… Nous sommes donc dans l’obligation d’y aller et de réussir. Nous devons y aller en limitant au maximum les impacts bureaucratiques et libéraux à l’interne.

Mais nous devons essayer aussi de nous organiser et permettre une évolution de cette tendance dans les années à venir. Aujourd’hui la réaction collective n’est pas assez forte. Nous pensons y agir au sein des mouvement d’éducation populaire mais aussi avec la Fédération des UROF (Union Régionale des Organismes de Formation) mais aussi le SYNOFDES (syndicat employeur des organismes de formation).

La newsletter de rentrée témoigne aussi de notre actualité et de nos interventions :

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