Accueil > Projet éducatif, projet de territoire, PEDT > Actualités et prises de positions > PEDT – Réforme des rythmes éducatifs : un soutien critique

PEDT – Réforme des rythmes éducatifs : un soutien critique

Un soutien parce ce que la réforme s’inspire sur des besoins essentiels de l’enfant. Critique parce qu’il est du rôle d’une association, d’un mouvement d’éducation de vouloir aller plus loin, d’améliorer la réforme...

Au niveau de la mise en œuvre de la réforme, nous faisons les constats suivants (même s’il faut prêter attention de ne pas être dans l’évaluation trop rapide – à peine 1 mois) :

  • Le partenariat entre les différents acteurs ne fonctionne pas assez bien et parfois dysfonctionne : ces difficultés se vivent entre autres sur les transitions et l’utilisation de locaux partagés
  • L’impact en terme de rythme est parfois faible (voir dans quelques cas contre-productif) car l’organisation de certains TAP (temps d’animation pédagogique) est mal pensée et refait parfois de l’école après l’école

Nous demandons donc à l’État, aux collectivités d’avancer, de réfléchir avec les associations complémentaires de l’école publique, les associations de parents sur les points suivants :

Cette réforme vise un objectif de renfort de la co-éducation et donc de la mise en relation des acteurs éducatifs.

  • Il est nécessaire de travailler à une réforme des conseils d’école (au niveau dans un premier de leurs constitutions) . En attendant cette réforme au niveau de l’État, les collectivités peuvent agir pour favoriser ces initiatives.
    A terme au sein des conseils d’école il serait intéressant de réfléchir à la place des enfants eux-mêmes. Cela pose certainement le besoin d’une éventuelle réflexion sur la direction globale (école et périscolaire)
  • Il est nécessaire d’instituer des temps de travail, de réunions entre les enseignant-es et les animateurs-trices d’une même école. Il est donc nécessaire que les différents employeurs (État, collectivités, associations) prennent en compte ce besoin et cette nécessité.
  • Au niveau de la formation, il est nécessaire de construire des modules communs de formation entre les animateurs-trices et les enseignant-es. Cette formation pourrait se faire au sein des ESPE avec les associations complémentaires de l’école.
  • Cette réforme doit être l’occasion à terme de mieux associer les parents à l’école et aux TAP. Nous devons à terme passer d’une logique d’interventions ponctuelles (en fonction de besoins – sorties...) à une plus grande association, co-éducation.

L’augmentation du temps d’activités périscolaires (TAP) nécessite une réelle qualité éducative de ses temps

  • Les TAP doivent s’intégrer au sein du PEDT et donc ainsi s’inscrire dans un projet éducatif cohérent.
  • Il est donc nécessaire d’avoir une réflexion pédagogique pour ne pas faire l’école après l’école.
  • Il est nécessaire d’être en capacité d’organiser ces temps et de les adapter au rythme du ou des enfants.
  • Il est nécessaire que sur les TAP l’enfant puisse avoir et exprimer du choix et à terme participer à la construction des propositions.

Cette réforme des rythmes et du PEDT doit être plus première étape. Il est nécessaire d’aller plus loin afin de permettre :

  • Une meilleure adaptation en terme de rythme
  • Des TAP suffisamment long pour permettre plus de sens et de construction pédagogique
  • Cette réforme est une première étape : il est donc nécessaire de travailler une évaluation partagée pour aller à terme plus loin...

Pour en savoir plus la Réforme des rythmes éducatif et le PEDT, visitez la rubrique dédiée

SPIP | Site réalisé et hébergé par les CEMÉA Pays de la Loire | | Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0

CEMÉA Pays de la Loire - 102 rue Saint-Jacques 44200 Nantes

02 51 86 02 60 - accueil[a]cemea-pdll.org