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1967 – 2013 : La question de l’accessibilité une actualité permanente !

« Nos difficultés financières se sont accrues au cours de ces dernières années. Elles ont eu pour conséquence l’augmentation de la participation des stagiaires qui est passée de 71,40 francs en 1962 à 167 francs en 1968.
En 1962 il était demandé aux stagiaires, comme il est de règle dans les internats d’Etat, le remboursement des frais d’hébergement.
Actuellement, chaque participant paie, en outre, une partie des charges générales de l’association, partie chaque année un peu plus importante.
En effet, l’écart entre l’aide de l’Etat et les dépenses inéluctables de l’association s’accroît chaque année.
Si cette évolution devait se poursuivre, l’accès aux formations de Moniteurs de Centres de Vacances serait fermé aux jeunes de milieux modestes. Il y aurait là un fait très grave.... 
 » Extrait du rapport d’activité des CEMEA de 1967

Relire les archives est un fait toujours intéressant et parfois paradoxal. Car il faut bien le dire que cet extrait de plus de 40 ans reste d’une étrange et triste actualité.
Le prix de nos stages est trop élevé ! De toute évidence et pour autant nos stages ne sont pas trop chers !

Un stage de qualité nécessite des moyens humains (encadrement, formation des formateurs et formatrices, préparation des stages...), des moyens matériels (le stage doit être doté de documentations spécifiques, de matériaux...). L’enjeu n’est pas de réduire le côut d’un stage et d’en réduire par effet direct la qualité, mais de savoir qui doit payer la formation des animateurs et animatrices.
La question est donc bien celle de la part des familles et la part de la collectivité. Plus la part des familles est importante plus nous renforçons une politique d’exclusion sociale avec à terme le risque d’avoir un résultat que l’on constate parfois dores et déjà : les jeunes des classes moyennes ou aisées s’occupent l’été des enfants des classes populaires !

La responsabilité relève bien du collectif. Il faut interroger les politiques de l’Etat mais aussi des collectivités. Au niveau de la Région Pays de la Loire il serait intéressant d’évaluer l’impact du Pass Citoyen qui donne une aide de 60 € par jeune pour le BAFA. N’aurait-on pas, avec le même investissement financier, un impact social plus important si cette aide était plus importante mais conditionnée à des critères sociaux ? Cette question ne devrait-elle pas concerner l’ensemble des collectivités ? Ne devrait-on pas le rappeler lors des prochaines campagnes électorales (municipales en 2014 mais aussi département et région en 2015) ?

CEMEA Pays de la Loire

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