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13 Novembre... et après ?

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Nous ne pouvions pas lancer cette newsletter sans mettre de mots sur ce qui s’est passé le 13 Novembre.
Effectivement nous ne pouvons que dénoncer ces actes de barbaries. Ils représentent une attaque à des principes fondamentaux que sont la liberté, la culture…
Mais au-delà de ces principes partagés et à la relecture de notre communiqué de Janvier 2015, nous pouvons effectivement dénoncer les mêmes actes et alerter aux mêmes précautions.

Ces précautions sont au moins de l’ordre de trois :

  • L’émotion sélective. Effectivement quelques heures avant les événements de Paris, le Liban connaissait aussi l’attaque par attentats. Mais il y aura moins d’émotion collective et internationale. A titre d’exemple, Facebook a crée une applications pour les parisien-nes pour pouvoir communiquer aux ami-es, à la famille en un clic et dire que l’on était en était en sécurité. Les libanais-es ont effectivement réagit : « Pourquoi nous n’avons pas eu le droit à cette application ? Pourquoi nous n’avons pas eu le droit à la même émotion internationale ? »
  • Ces événements accentuent encore la stigmatisation de la communauté musulmane et d’une manière plus générale de l’étranger.
  • La réaction aujourd’hui se centre autour du renfort des lois sécuritaires qui ont des impacts bien au-delà de la lutte anti-terroriste.

Mais au-delà des positionnements de fond, se pose la question de l’action : que faire en tant que mouvement d’éducation nouvelle et d’éducation populaire ?

  • La première et singulière que nous proposons : osons plus , ou parfois osons tout simplement l’éducation à la géopolitique ! Les CEMEA Pays de la Loire proposent sur Nantes, St Nazaire, Angers, Le Mans…. des temps de formation à la Géopolitique : soit directement auprès de jeunes (lycées, centre socioculturel…), soit auprès de publics professionnels (animation, enseignement…)
    Le terrorisme et plus globalement le fondamentalisme est une production du colonialisme, du déni de certaines situations et il est important de pouvoir donner les clés de compréhensions sur plusieurs conflits afin de se forger une opinion rationnelle (Palestine, Libye, Syrie, Ukraine…)
  • Proposer des temps d’éducation aux médias et permettre aux jeunes et moins jeunes d’avoir les capacités de lecture critique des médias.
  • Permettre une expression libre de tous et toutes dans les différentes institutions éducatives (formelles et non formelles)
  • Replacer l’éducation comme vecteur d’un vivre ensemble. Il convient donc de privilégier l’éducation, et une éducation émancipatrice qui ne peut se construire sur des postures et des enseignements normalisant. L’éducation nouvelle, l’éducation populaire, l’éducation émancipatrice cherche le respect, mais un respect qui se construit, qui s’approprie par l’expérience d’une vie sociale (la socialisation n’est pas la normalisation)
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